Ces jeunes réfugiés syriens s’engagent à choisir d’inclure au sein de la communauté musicale d’Ottawa

À l’occasion de la Semaine mondiale de l’inclusion, Olympiques spéciaux célèbre les champions de l’inclusion locaux, des chefs de file canadiens qui respectent et embrassent toutes les habiletés – dans le sport, sur le marché du travail, dans les écoles, partout!

Tous les champions de l’inclusion ont été nommés par le public pour la façon dont ils s’engagent à #ChoisirDInclure tous les jours de l’année.

Nous vous présentons les champions de l’inclusion d'Ottawa, Emran, Aliaa et Tasneem Alnahhas.

Emran et Aliaa Alnahhas jouent du piano ensemble.
Emran et Aliaa Alnahhas jouent du piano ensemble.

Lorsque le réfugié syrien Emran Alnahhas, 21 ans, est venu s’installer au Canada avec sa famille il y a trois ans, il espérait y trouver une vie meilleure non seulement pour lui-même, mais aussi pour sa sœur cadette Aliaa, qui a le syndrome de Down.

Inspirés par l’esprit d’inclusion et les possibilités qu’offrait leur nouveau pays, Emran et sa sœur Tasneem, âgée de 16 ans, ont fondé Levant Piano. Dirigé par des étudiants à Ottawa, ce programme de leçons de musique met en relation de jeunes musiciens et des personnes ayant une déficience intellectuelle.

« Avant d’arriver au Canada, Aliaa avait beaucoup de difficulté à se trouver une place », explique Emran, qui étudie la médecine à l’Université d’Ottawa. « Les autres pays ne sont pas aussi inclusifs. »

Emran, Aliaa (17 ans) et Tasneem ont grandi en Syrie et aux Émirats arabes unis. Aliaa fréquentait l’école, mais peu d’activités parascolaires s’offraient à elle. Lorsqu’ils sortaient en public, les gens la regardaient fixement ou quittaient les lieux, raconte-t-il.

« Elle était très isolée socialement », ajoute Emran.

Aliaa, qui est non verbale, se passionne pour la musique, comme son frère et sa sœur. Elle joue du xylophone et du piano et utilise ces instruments pour communiquer – c’est de là qu’est venue l’idée de créer Levant Piano. 

Au cœur du programme se trouvent de jeunes musiciens qui donnent de leur temps.

« C’est la seule façon d’assurer qu’un programme est inclusif – on ne peut pas le faire seul, on doit compter sur la participation de la communauté », souligne Emran, en ajoutant qu’il recrute des bénévoles à l’université et que Tasneem en recrute à son école secondaire. « Plus les gens prennent part à une cause, le mieux ils comprennent. »

À son lancement officiel l’an dernier, Levant Piano proposait de petits ateliers de musique au domicile de la famille Alnahhas, à Stittsville, en banlieue d’Ottawa. Dans l’espoir d’étendre le programme aux centres d’éducation spécialisée et aux écoles, Emran a organisé des ventes de pâtisseries et des collectes de fonds. 

Il avait déjà recueilli 370 $ avant que la pandémie de COVID-19 ne frappe. Incapables d’organiser seuls des ateliers virtuels, Emran et Tasneem ont versé ces fonds au Lotus Centre, une organisation qui offre des programmes d’éducation musicale adaptés aux personnes ayant une déficience intellectuelle.

Emran et Tasneem espèrent pouvoir bientôt organiser des ateliers à distance par l’intermédiaire de Levant Piano et, bien entendu, reprendre les ateliers en personne une fois que les restrictions liées à la COVID-19 seront levées. 

Jusqu’à présent, les Alnahhas ont remporté un franc succès avec Levant Piano, non seulement pour l’intérêt que suscite le programme parmi leurs pairs, mais aussi pour tout le bien qu’il a fait dans la vie d’Aliaa.

« Elle est beaucoup plus heureuse maintenant », confie Emran.

Pour en apprendre plus sur Levant Piano, cliquez ici.

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